Plonger en toute liberté à toutes les profondeurs est un rêve que beaucoup aimeraient voir un jour se réaliser,tous ceux qui ont vu le film ABYSS se rappellent de la scène ou" Bud" endosse une combinaison permettant de respirer un liquide. nous en respirons durant 9 mois, alors pourquoi pas, essayons d’y voir scientifiquement plus clair et surtout évaluer les possibilités et les limites de l’homme.
Les problèmes liés uniquement à la pression sont dans le domaine de l’apnée surmontable. Le seul obstacle à une descente en grande profondeur pourrait être celui de l’équilibrage des voies aériennes. En outre, les scientifiques travaille à l’heure actuelle sur de multiple procédés pour remédier à ce problème. Le remplissage de ces cavités par un liquide est un projet encore à l’étude, qui en théorie pourrait être parfaitement envisageable. Le port d’oreillettes étanches a déjà été mis au point, même si cette technique n’est pas encore directement conçu pour les plongées particulièrement profondes.
La durée de l’apnée dépend aussi de facteurs extérieurs comme la température de l’eau ou les courants marins qui obligent le plongeur à utiliser davantage d’énergie soit pour maintenir sa température corporelle de 37 degrés soit pour maintenir une certaine stabilité. Ces éléments prient de façon qu’il soient le plus favorable à une apnée de longue durée, permettent en effet au métabolisme une économie d’oxygène et donc une meilleure performance.
L'influence de la pression L'augmentation de la pression ambiante au cours de la plongée en apnée majore la pression partielle alvéolaire de O2. Il en résulte que la réserve d'oxygène alvéolaire est ainsi utilisée plus complètement qu'en surface, ce qui offre au plongeur une sensation de bien-être et permet de prolonger temporairement l'apnée en profondeur. Mais le fait que ce dernier hypothèque ainsi ces réserves, il risque l'hypoxie au fur et à mesure que la pression décroît, ainsi qu'un brutal manque d'oxygène au retour vers la surface.
Pourquoi ces animaux plongent-ils plus profond ? Dans ce cas, la plupart des adaptations que j’ai répertoriées visent à permettre à l’ animal d’augmenter sa capacité à emporter avec lui un maximum d’ oxygène, à l’économiser. Cachalot: -Présence de gouttelettes d’huile résiduelle (dans l’air expiré par l’évent) initialement contenue dans les circuits respiratoires. Il semblerait que cette huile absorbe l’azote. En effet, une baisse du taux d’azote permettrait au cachalot d’aller plus profond et d’y rester plus longtemps sans risquer d’accident de décompression . -Le phoque, suivant qu’il plonge profond ou non, adapte sa respiration à sa plongée. Ainsi, lorsqu’ il descend profond, il expire avant de plonger pour ne pas emporter trop d’azote dans ses poumons. Tout au long de de sa descente, le phoque laisse s’échapper de sa cage thoracique l’air chassé par la pression (et plus particulièrement vers 70 m. , là où l’azote devient considérablement toxique), ainsi la pression de l’air contenue dans les poumons baisse et moins de gaz (l’azote comme l’oxygène) ne pénètrent son organisme . Cette technique lui permet d’éviter un accident de décompression et les effets toxiques de l’azote et de l’oxygène lorsque la pression partielle du gaz est trop élevée.
Revenons à notre liquide dans les poumons
vers la fin des années 90, avec l’amélioration des performances des perfluorocarbones et de la procédure expérimentale, des chiens purent être conservés vivants dans du perfluorocarbone plus de deux heures, sans subir de dommages respiratoires conséquents.
Le fluide respiratoire commença à être utilisé par la communauté scientifique après l’invention par Alliance Pharmaceuticals du « perfluorooctyl bromide », un composé fluoré auquel on donna le nom générique de perflubron. Le perflubron, aussi appellé par Alliance Pharmaceutical « Liquivent », permet, en l’injectant directement dans les poumons, de soigner des malades ayant des difficultés respiratoires graves. (Infections, brûlures graves, inhalation de substances toxiques et bébés prématurés). Une fois dans les poumons, le perflubron permet aux alvéoles contractées des poumons de s’ouvrir, et autorise un meilleur transport de l’oxygène et du dioxide de carbone.
La science encore une fois rattrape la fiction bien que dans le film en question il s’agit bien de d’une émultion fluorocarbone qui a été utilisé pour la scène du rat .